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Vous vendez en ligne ? Ce bouton obligatoire depuis juin n’est que le premier contrôle à faire

Bureau d’une petite boutique en ligne avec ordinateur, colis et checklist de conformité

EN BREF

Depuis le 19 juin 2026, une boutique qui conclut des contrats en ligne doit proposer une fonctionnalité gratuite permettant au client d’exercer son droit de rétractation directement sur l’interface. Un audit boutique en ligne doit aussi contrôler l’identité du vendeur, les prix, la livraison, les retours et la conformité des produits.

L’ESSENTIEL EN 3 POINTS

  • Le droit de rétractation s’exerce normalement pendant 14 jours et doit désormais pouvoir être déclenché gratuitement depuis le site ou l’application.
  • Le vendeur reste responsable de la commande, de la conformité et de la livraison, même lorsque le produit est expédié directement par un fournisseur.
  • Un audit rapide doit tester le parcours réel du client, conserver des captures et corriger en priorité les informations absentes ou contradictoires.

Le gouvernement a remis les dérives des plateformes de vente au centre de l’actualité le 28 octobre. Pour une TPE, le bon réflexe n’est pas d’attendre un éventuel contrôle : un audit boutique en ligne peut révéler en moins d’une heure les pages, boutons et promesses qui exposent inutilement l’entreprise.

Commencez par le bouton de rétractation

Depuis le 19 juin 2026, les professionnels qui concluent des contrats à distance via une interface en ligne doivent mettre à disposition une fonctionnalité gratuite permettant d’exercer le droit de rétractation directement sur le site ou l’application. Elle doit être facile à trouver et clairement identifiée.

Le simple formulaire PDF perdu dans les conditions générales de vente ne répond donc plus, à lui seul, au besoin. Testez le parcours depuis un téléphone, sans compte client, puis depuis un compte connecté. Le client doit comprendre immédiatement où cliquer et recevoir une confirmation sur un support durable.

Vérifiez les informations visibles avant le paiement

Avant la validation de la commande, le client doit disposer d’informations lisibles sur le vendeur, les caractéristiques essentielles du produit ou du service, le prix, les frais éventuels, les modalités de paiement, le délai de livraison et les conditions de rétractation.

Faites un achat test jusqu’à l’écran qui précède le paiement. Contrôlez que le nom de l’entreprise, l’adresse, le numéro de contact et les éléments d’immatriculation correspondent bien à la structure qui encaisse. Une ancienne adresse ou une société différente dans le pied de page suffit à créer une contradiction gênante.

Relisez les prix comme un contrôleur, pas comme un marchand

Les promotions sont un point sensible. Lorsqu’une réduction est annoncée, le prix antérieur correspond en principe au prix le plus bas pratiqué au cours des 30 jours précédents. Un prix barré ne doit donc pas provenir d’un tarif théorique jamais réellement appliqué.

Conservez l’historique de vos prix, la date de lancement des opérations et les règles appliquées aux codes promotionnels. Une capture de la page ne remplace pas un historique fiable dans l’outil de gestion. Vérifiez aussi que les frais de livraison apparaissent assez tôt et qu’aucun supplément n’est ajouté uniquement en raison du moyen de paiement choisi.

Ne promettez pas une livraison que votre fournisseur ne maîtrise pas

Le vendeur doit annoncer une date ou un délai de livraison avant la conclusion du contrat. En l’absence d’indication, la réglementation prévoit un délai maximal de 30 jours. Si l’engagement n’est pas respecté, le client peut demander l’exécution dans un délai supplémentaire raisonnable, puis mettre fin au contrat dans les conditions prévues.

Cette responsabilité ne disparaît pas en dropshipping. Même lorsque le fournisseur expédie directement, la boutique reste responsable vis-à-vis de l’acheteur de la qualité, de la conformité, de la sécurité et de la bonne exécution de la commande. Remplacez donc les délais automatiques par des délais réellement vérifiés auprès du fournisseur.

Séparez clairement rétractation, panne et produit non conforme

Ces situations n’ont pas les mêmes règles. Dans le cadre d’une rétractation, le consommateur dispose généralement de 14 jours et peut supporter les frais de retour s’il en a été correctement informé. Pour un produit non conforme ou endommagé, le traitement relève d’autres obligations et les frais ne doivent pas être reportés automatiquement sur le client.

Relisez les réponses types du service client. Une phrase comme « aucun remboursement sans réserve inscrite à la livraison » est trop générale. La DGCCRF rappelle que l’absence de réserves au moment de la réception n’efface pas la garantie légale de conformité.

Constituez un dossier de preuves pour chaque famille de produits

Pour les produits physiques, archivez l’identité du fournisseur, les factures d’achat, les fiches techniques, les avertissements, les éléments de traçabilité et les justificatifs de conformité applicables. Ne vous contentez pas d’une mention commerciale copiée dans un catalogue fournisseur.

Pour les produits importés ou expédiés sans passage dans vos locaux, commandez régulièrement un échantillon. Contrôlez l’emballage, la notice en français lorsque nécessaire, la qualité réelle et le délai observé. Un produit jamais vu par le vendeur reste pourtant vendu sous sa responsabilité.

La routine de 45 minutes à lancer cette semaine

  • Ouvrez le site en navigation privée sur mobile et réalisez un parcours complet jusqu’au paiement.
  • Testez la fonctionnalité de rétractation et la confirmation envoyée au client.
  • Comparez fiche produit, panier, paiement, courriel de commande et conditions générales de vente.
  • Vérifiez trois promotions récentes et leur historique de prix sur 30 jours.
  • Mesurez un délai de livraison réel sur une commande test et confrontez-le à la promesse affichée.

Notez chaque écart avec une capture, un responsable et une date de correction. Commencez par les erreurs qui affectent tous les clients : bouton absent, identité incohérente, prix incomplet ou délai irréaliste. Pour un cas particulier, faites valider l’interprétation applicable à votre activité plutôt que de copier les conditions d’un concurrent.

Un audit utile protège aussi la conversion

Mettre une boutique en conformité ne consiste pas à ajouter des pages illisibles. Des délais crédibles, des retours compréhensibles et une identité claire rassurent aussi l’acheteur au moment de payer. Répétez cet audit boutique en ligne après chaque changement de thème, de prestataire logistique ou de solution de paiement : c’est là que les incohérences réapparaissent le plus souvent.

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