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TestInfosDisney Epic Mickey
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Disney Epic MickeyA proposDisney Epic Mickey est un jeu de plates-formes, d'action et d'aventure pour la console Wii dans lequel Mickey Mouse part pour une quête épique pleine de créativité et remplie de découvertes. Dans la peau de Mickey, le joueur se retrouve à Wasteland, un monde parallèle mettant en scène les efforts créatifs oubliés de Disney. Mickey reçoit le pouvoir de manier de la peinture et du diluant afin de changer le monde de façon dynamique et dans l'espoir de devenir un héros épique. * Choisissez la voie qui vous convient pour devenir un héros épique, car le “style de jeu compte”. Vos choix changeront l'issue du jeu à tous les coups * Explorez le monde et relevez des défis dans un monde Disney alternatif où règne Oswald le lapin chanceux, le premier personnage de dessin animé de Walt Disney * Voyagez entre les différentes régions de Wasteland dans des niveaux de style plates-formes classiques, inspirés des films et des dessins animés de Disney * Découvrez un mélange innovant entre éléments de jeu de plates-formes, de jeu d'action/aventure et de jeu de rôles * Récupérez plus de 75 pins Disney virtuels dans le jeu en réussissant des défis spécifiques, des quêtes et en trouvant des objets cachés à collectionner
Disney Epic MickeyToute l'actualité
Quand la curiosité mène au chaos...
Enfin, nous allons pouvoir lever le voile sur l’un des jeux les plus attendus du moment. Tout le monde fonde beaucoup d’espoir dans cet Epic Mickey, et il est maintenant temps pour lui de faire ses preuves. Il est bon de rappeler que ces toutes nouvelles aventures de la souris mascotte de Disney, Mickey Mouse, ont été dirigées par Warren Spector, éminence du milieu du jeu vidéo, notamment grâce à son chef-d’œuvre Deus Ex. Désormais délié de cette licence aujourd’hui gigantesque, le bonhomme a donc pu s’essayer à la production d’un jeu Wii, et Disney qui plus est. Changement radical, certes, mais qu’on ne manquera pas d’apprécier, puisque la Wii accueille un projet à l’aura très attirante. Mais cessons de nous languir pour vérifier si ces espoirs ne vont pas voler en éclat dans l’ombre de Mr. Spector. Cette histoire ne sera pas seulement celle de Mickey, mais aussi celle du monstre qu’il a engendré. En effet, c’est en se penchant sur son miroir que la souris bascule accidentellement vers l’atelier d’un magicien venant tout juste de donner vie à un monde en apparence miniature, juché sur sa table. Ce dernier se retire, satisfait de son travail, alors que Mickey s’approche. Et ce qui devait arriver arriva : incapable de se contenter d’un petit coup d’œil, le célèbre rongeur fait un essai à son tour, et s’amuse à colorer ce petit monde. En tentant de l’enjoliver, il renverse le contenu du pot de diluant sur l’atelier récemment ensorcelé. L’effet est quasiment immédiat : une gigantesque entité visiblement maléfique et agressive se forme autour du monde tout juste créé. Mickey s’enfuit, rentre chez lui, mais finit par être rattrapé par la bête. Le voilà happé dans un monde qu’il ne connait pas, mais dans lequel il a semé une sacrée pagaille… Nettoyage en profondeur
Drôle de début pour une histoire estampillée du patronyme de Mickey, n’est-ce pas ? Et ce n’est pas tout puisque l’ensemble du jeu abolit une bonne partie des idées que suscite chez tout un chacun l’évocation de la souris la plus populaire du monde du dessin-animé. La direction artistique, prise probablement sous l’égide de Warren Spector, est à la fois plus sombre que ce que l’on n’a jamais pu voir dans un Mickey, et tout à fait originale. L’idée est que se retrouvent dans le « Monde de la Désolation » l’ensemble des personnages de Disney oubliés, reclus, ou rejetés. A commencer par Oswald, le lapin à l’origine première itération de ce qu’allait devenir Mickey Mouse en dessin-animé. Ce dernier dirige d’une main de maître un pays où la population vit en harmonie, dans l’oubli le plus total. Mais ce monde de peinture accueillera donc malgré lui l’irruption de Mickey, et surtout de son monstre de diluant. Capturé par-dessus le marché par un savant fou, il faudra donc s’échapper, puis tenter de ramener la paix en ces nostalgiques contrées. Pour ce faire, on utilisera un pinceau, tout simplement. Peinture et diluant seront les armes les plus précieuses de Mouse pour se défendre contre les créatures chromatiques du Wasteland. Pour nous, joueurs, plus concrètement, la Wiimote fera office de pinceau. Il faudra donc pointer, et pointer juste si on ne veut pas effacer le sol sous nos pieds, ou rendre sa place à un objet inopportun. D’un point de vue technique, le travail gyroscopique est vraiment impeccable. Devenir un virtuose du diluant permettant d’annihiler un ennemi ou de faire disparaitre un objet, et de la peinture asservissant les opposants et révélant les items cachés sera un jeu d’enfant. Tout aussi bien que de prendre en main la souris d’une manière générale, avec des commandes intuitives et efficaces. Les caméras sont gérées convenablement à quelques petites exceptions, mais sont réglables. Le gros du gameplay est constitué par de la plateforme somme toute assez classique, rappelant un Rayman par exemple sous certains aspects. D’une difficulté parfois relevée car couplée avec les astuces liées aux propriétés de la peinture et du diluant, ces acrobaties de bords en bords se prennent aisément en main, sans temps d’adaptation particulier. Zones rebelles
Ce doux mélange de combats, car il faudra bien se débarrasser des sbires d’encre du patron, de plateforme et de réflexion est imbriqué dans une épopée résolument sympathique. Chaque zone nous voit perdu d’entrée dans un bac à sable au sein duquel nous sont imposées et proposées quelques quêtes. Les personnages non jouables issus de l’univers Disney, pour la plupart d’illustres inconnus, confient diverses missions à Mickey, qu’il peut choisir d’ignorer pour se concentrer sur sa quête principale, ou de résoudre en vue de quelques bonus ou items de collection. Ce qui réconforte chez cet Epic Mickey, c’est le foisonnement de bonus à récupérer pour les plus consciencieux, et la richesse des environnements. Le joueur a accès à un village central mignon et reposant, riche en petits à-côtés, et bien-sûr à des donjons et zones hostiles explorables. Si passer un niveau tout droit peut prendre cinq minutes, on peut aussi rester une heure dessus. En plus de cet état de fait, la possibilité de résoudre différemment certaines énigmes ou conflits, comme par exemple choisir de libérer un ami Gremlin qui vous viendra en aide au lieu de se démener pour compléter sa quête, vient stimuler l’intellect et faire varier les sensations : du jamais vu en jeu-vidéo chez Disney. Toutefois, le contraste se fait à cause de quelques erreurs imputables à ces aventures pigmentées. Retour en demi-teinte
Car Epic Mickey ne tient pas toutes ses promesses. Malgré le fait qu’il redore incontestablement le statut de Mickey en adaptation vidéo-ludique, son caractère trop superficiel dans son approche inédite du jeu de plateforme frustre. Une fois le jeu terminé, on a le sentiment que l’expérience n’est pas assez poussée. Autant au niveau du gameplay, qu’au niveau de la réalisation. Bien sûr, les possibilités à embranchement, ainsi que les choix à faire au cours de l’aventure sont présents, mais pas aussi importants qu’on ne l’aurait souhaité. Parfois trop manichéens également : on a le choix entre être gentil ou méchant, point. Dès le début de l’aventure, on peut choisir de sauver un de ses amis, ou de prendre un coffre, ce qui le condamnerait. Le choix n’a pas une immense répercussion, et les scènes de ce genre sont finalement trop rares, voilà le bémol. Ces actes, qui modifieront le gameplay si on souhaite se faire des alliés ou effacer ses ennemis, amélioreront en outre la capacité de vos conteneurs de peinture si vous agissez comme un bon samaritain, ou de dissolvant si vous choisissez d’imposer votre autorité, ce contre les boss uniquement. Evoquer les créatures maléfiques les plus puissantes du monde de la désolation me permet d’en venir au design, non seulement des boss mais du jeu en général. Les ennemis ne sont clairement pas assez nombreux, au niveau de la diversité du bestiaire, mais ont le mérite d’être uniques et fichtrement amusants. Malgré un début d’aventure exposant des niveaux pas si inspirés que cela, la grosse deuxième moitié du jeu s’avère très réussie. Tout en conservant constamment cette composante sombre, déstabilisante mais incroyablement convaincante et originale, on traverse des milieux peut-être pas des plus variés, mais visuellement envoutants. Parcourir une jungle, passer à une montagne de déchets très cyberpunk, puis à un manoir hanté au sommet d’une montagne imprenable : ça a du bon d’être une star du dessin-animé. Question technique, on n’atteint aucun sommet à l’inverse, mais la globalité du titre reste très convenable, avec un effort appréciable au niveau des textures, malgré des éléments naturels moyennement bien rendus. Passé composé
Les références au passé de l’enseigne Disney sont évidemment légion. Chaque joueur un peu plus âgé que l’admirateur lambda de Mickey retrouvera avec une certaine nostalgie, dont tout le jeu est empreint, quelques-uns des dessins-animés ayant bercé leur enfance comme Fantasia, ou encore les Steamboat Willie ou autres Jungle Rythm et Mad Doctor pour les plus rétro. Ces petites commémorations Walt Disney sont prétextes à des niveaux de plateforme 2D en scrolling le plus souvent horizontal, prenant lieu au sein de ces Motion-Picture oubliés. On s’amuse donc à sauter et voltiger au travers de vieux dessins-animés, dont certains sont plus récents et colorés qu’ils ne laissent à penser. Et ces phases n’excluent pas le foisonnement de bonus propre au jeu, repasser plusieurs fois par certains tableaux dans différents sens peut rapporter films cachés et E-tickets supplémentaires, la monnaie du jeu. Les sonorités d’Epic Mickey viennent se loger au creux de nos oreilles en provoquant le même sentiment que le jeu dans son ensemble : bien qu’on soit agréablement bercé, on sent que le travail n’est pas assez poussé. Au niveau de la musique, on aurait souhaité que tout soit plus…épique ! Bon, il faut bien nuancer, comme à l’image du jeu, en admettant que ce qui est présent est déjà plus que correct, et dépasse bien sûr de loin tous ses prédécesseurs Mickey-esque, et dans un sens plus large les productions Disney. Place à une bande-son orchestrale et grandiloquente dans les moments les plus rythmés et importants, mais plus plate et un peu fade à l’abord de certains niveaux plus banals eux aussi. Epic Mickey ne tient donc pas l’intégralité de ses promesses, et manque d’une partie de la profondeur de jeu qu’on nous avait fait miroiter. Il reste toutefois un très bon jeu, qu’il soit considéré pour son gameplay qui réussit à apporter beaucoup à la simple plateforme, ou pour les choix moraux qu’il propose, ainsi que pour son contenu généreux. C’est une petite déception par excès d’engouement, autour d’un jeu à l’atmosphère unique, et au gameplay rafraichissant. A la fois réflectif et rythmé, le soft jouit d’un scénario original, sinon très profond, d’une réalisation convenable, et surtout de plusieurs façons légèrement différentes de l’aborder, qui font qu’on reviendra dessus après nos dix grosses heures de jeux pour le premier round.
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