Avec l’inflation retombée à 0,8 % en mars 2025, le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) est en passe de connaître une nouvelle baisse au 1er août prochain. Mais jusqu’où pourrait descendre ce taux ?
Inflation en baisse : un impact direct sur le LEP
La tendance à la baisse de l’inflation se poursuit mois après mois. Selon l’Insee, les prix à la consommation ont progressé de seulement 0,8 % en mars 2025, après un taux de 0,7 % en février et 1,6 % en janvier. Ces niveaux, inégalés depuis février 2021, apportent du répit au pouvoir d’achat des ménages, mais s’avèrent moins favorables pour certains produits d’épargne indexés sur l’inflation.
Comment le taux du LEP est-il calculé ?
Le taux du LEP, conçu pour les contribuables aux revenus plus modestes, est revu deux fois par an : le 1er février et le 1er août. Sa révision s’appuie sur la moyenne de l’inflation hors tabac des six mois précédents. La prochaine révision, prévue en août, tiendra compte de l’inflation de janvier à juin.
Possibilité d’une chute drastique du LEP
Actuellement à 3,5 %, le taux du LEP pourrait drastiquement baisser cet été. Si la tendance actuelle se maintient, un calcul strict pourrait le ramener aux alentours de 1 %, une réduction sévère de 2,5 points pour les 12,5 millions de détenteurs de ce livret.
Les garde-fous à la baisse du taux
Cependant, les détenteurs du LEP peuvent espérer un taux plus favorable, grâce à deux mécanismes protecteurs :
- Régulation : Un arrêté réglementaire exige que le taux du LEP soit supérieur d’au moins 0,5 point à celui du Livret A. Si, comme prévu, le taux du Livret A atteint 1,7 %, le LEP pourrait être maintenu à 2,2 %.
- Intervention : La Banque de France et le ministère de l’Économie ont la possibilité d’adopter un taux supérieur à celui déterminé par la simple application de la formule. Ils l’ont déjà fait lors des quatre dernières révisions, par exemple en février dernier où le taux a été préservé à 3,5 % au lieu de 2,9 % calculé initialement.
Grâce à ces dispositifs, le taux du LEP pourrait bien rester au-dessus de 2 %, malgré une inflation globalement basse. Cette situation montre à quel point le taux du LEP reste sensible aux fluctuations économiques, tout en soulignant l’importance de ces filets de sécurité pour protéger l’épargne des foyers les plus modestes.


