À 22 ans, Greta Thunberg reste l’un des visages les plus connus de la cause climatique. De ses grèves scolaires à ses prises de position sur Gaza ou la « flottille pour Gaza » en 2025, chacun de ses gestes est scruté. Forcément, sa vie privée intrigue, et la question de sa supposée fortune revient sans cesse. En tapant « greta thunberg fortune » dans un moteur de recherche, on tombe vite sur des chiffres extravagants : 18 millions de dollars, des villas, une flotte de voitures… Qu’en est-il vraiment ? En confrontant ces récits aux rares documents fiables, on obtient un portrait bien différent : un patrimoine modeste, géré via une fondation caritative, loin des clichés de la célébrité millionnaire. Voici les éléments vérifiés dont on dispose en 2025.
Combien vaut réellement la fortune de Greta Thunberg en 2025 ?
Aucune base de données officielle ne détaille les avoirs de Greta Thunberg. Les estimations sérieuses, tirées de sources publiques et de la nature de ses revenus, situent sa fortune entre 100 000 $ et 2 millions $. Un indice de taille : elle n’apparaît dans aucun classement type Forbes. Cela suffit déjà à tempérer les fantasmes de fortunes démesurées.
Une évaluation reprise pour l’année 2020 évoquait environ 100 000 $, issus surtout de ses premiers livres et de la médiatisation de son action. Depuis, des droits d’auteur et quelques prix se sont ajoutés, mais — point crucial — la majeure partie de ces montants n’atterrit pas sur son compte personnel : ils sont redirigés vers sa fondation.
D’où vient la rumeur des 18 millions ?
L’histoire circule partout : Greta posséderait 18 millions $, six maisons, neuf voitures et toucherait deux millions par an. Son origine ? Un article publié sur CAclubindia, plateforme ouverte aux contributions anonymes. Le site lui-même précise qu’il ne garantit pas la fiabilité des informations. Ni enquête, ni documents officiels, ni médias établis ne confirment ces chiffres. Ils n’apparaissent nulle part ailleurs. Autrement dit : on est face à une rumeur sans fondement.
Revenus, livres, prix : où va l’argent ?
Pour comprendre la réalité financière de la militante suédoise, il faut regarder comment elle canalise ses gains.
• 2019 : Création de la Greta Thunberg Foundation.
Objectif : financer des projets liés au climat, à la justice sociale, à la protection de la biodiversité et aux droits humains et animaux.
• Prix et récompenses : l’intégralité des sommes perçues est versée à la fondation, comme l’indiquent ses rapports d’activité (publiés jusqu’en 2022). Ces documents détaillent ensuite les dons attribués à diverses organisations.
• Droits d’auteur : ses ouvrages, dont « The Climate Book », génèrent des revenus. Là encore, la FAQ de la fondation précise que ces droits sont reversés à la structure caritative, non à Greta en tant qu’individu. Elle l’a confirmé en interview en 2022.
Résultat : même si certains sites estiment sa fortune à 1 à 2 millions de dollars, il s’agit d’un patrimoine essentiellement lié à une fondation à but non lucratif. On parle de flux philanthropiques, pas d’enrichissement personnel.
Style de vie et autres intox
Les histoires peintes sur les réseaux sociaux — Greta roulant en limousine ou séjournant dans des palaces — ne résistent pas aux faits. Ses déplacements se font surtout en train ou en bateau, cohérents avec son engagement. Pas de photos de villas luxueuses ni d’objets de grand luxe. Les dépenses ostentatoires alléguées ne reposent sur aucune preuve.
Autre intox persistante : un prétendu lien familial avec les Rothschild. L’AFP, entre autres, a vérifié : aucune trace d’un « Rothschild-Thunberg ». Sa mère est chanteuse lyrique, son père et son grand-père viennent du milieu du cinéma, sans lien avec la banque d’affaires. Ici encore, le ressort est clair : discréditer son activisme en la rattachant à une dynastie financière fantasmée.
L’essentiel à retenir
• Patrimoine estimé en 2025 : entre 100 000 $ et 2 millions $, loin des 18 millions proclamés en ligne.
• L’essentiel de l’argent lié à son nom alimente la Greta Thunberg Foundation, qui finance des causes climatiques, sociales et humanitaires.
• Aucune preuve de propriétés multiples, de voitures de luxe ou de revenus astronomiques.
• Les rumeurs proviennent de sources non vérifiées, souvent relayées sur les réseaux sociaux sans vérification.
Autrement dit, la figure publique la plus citée de la lutte climatique ne vit pas comme une milliardaire. Pour connaître la réalité de ses revenus, mieux vaut consulter les rapports de sa fondation ou des médias reconnus, plutôt que de se fier à des tableaux viraux sans source.



