Un simple pot de rillettes de canard acheté chez Leclerc dans le Tarn pourrait, sans que vous le sachiez, présenter un risque de blessures internes. Depuis le début de l’année 2026, une alerte discrète mais prise très au sérieux par les autorités sanitaires concerne une spécialité en pot bien connue des amateurs de tartines et d’apéritifs. Si vous avez l’habitude de faire vos courses à Leclerc dans le Tarn, ce rappel vous concerne peut-être directement.
Une alerte discrète mais sérieuse dans les rayons Leclerc du Tarn
Au milieu des courses du quotidien – quelques légumes, des produits laitiers, un peu de charcuterie – beaucoup de consommateurs ont glissé sans réfléchir un pot de rillettes de canard dans leur panier. Pourtant, certains de ces pots, vendus entre 2024 et 2025, font aujourd’hui l’objet d’un rappel d’urgence.
Les autorités ont en effet identifié un risque de présence de fragments d’os dans une série de rillettes conditionnées en pots de verre. Ces morceaux, parfois très petits et difficilement visibles, peuvent transformer une bouchée banale en véritable danger : douleur immédiate dans la bouche, gêne à la déglutition, voire blessures internes plus graves si les fragments sont avalés.
Ce rappel ne se limite pas à un seul magasin : il s’agit d’une opération d’ampleur nationale. Mais les habitants du Tarn sont directement concernés, car ces pots ont été distribués dans plusieurs enseignes, dont les Leclerc du département, sur une période de plusieurs mois. Autrement dit, même un pot qui semble parfaitement normal au premier coup d’œil pourrait faire partie de la liste des produits à ne plus consommer.
Quels sont les pots de rillettes de canard rappelés ?
Le produit en cause est une spécialité de rillettes de canard de France, conditionnée en pot de verre et identifiée par le code GTIN 3162900070365. Ces rillettes ont été commercialisées sur une longue période, du 1ᵉʳ juin 2024 au 31 janvier 2025, ce qui signifie que de nombreux frigos, notamment dans le Tarn, peuvent encore en contenir.
Les autorités ont ciblé précisément quatre numéros de lots, chacun associé à une date de durabilité minimale (DDM) très lointaine, parfois jusqu’en 2028. Beaucoup de consommateurs ont ainsi pu conserver ces pots pour des occasions futures, sans imaginer qu’ils seraient un jour concernés par une alerte sanitaire.
- Lot 13278082 – DDM : 4 octobre 2027
- Lot 13297086 – DDM : 23 octobre 2027
- Lot 13361090 – DDM : 26 décembre 2027
- Lot 14023100 – DDM : 22 janvier 2028
Si l’étiquette de votre pot de rillettes mentionne l’un de ces numéros de lot associé au code GTIN indiqué ci-dessus, il est recommandé de le mettre immédiatement de côté, sans l’ouvrir ni le consommer. Même un pot entamé, rangé au fond du réfrigérateur, doit être considéré avec prudence.
Pourquoi les consommateurs du Tarn sont particulièrement concernés
Le rappel vise une zone « France entière ». Concrètement, cela inclut les hypermarchés et supermarchés Leclerc du Tarn, où ce type de produit figure fréquemment dans les rayons épicerie fine, charcuterie ou produits régionaux.
Toute personne ayant acheté un pot de rillettes de canard de cette gamme entre juin 2024 et fin janvier 2025 est invitée à :
- vérifier le code GTIN,
- contrôler soigneusement le numéro de lot,
- regarder la date de durabilité minimale.
La présence suspectée de fragments d’os n’est pas un simple détail technique. Ces petits morceaux, parfois de quelques millimètres à peine, peuvent se coincer entre les dents, entailler la muqueuse de la bouche ou, plus grave encore, provoquer une perforation ou une lésion au niveau de la gorge ou du tube digestif. Dans les cas extrêmes, une hospitalisation en urgence peut être nécessaire.
On estime que, pour un lot de ce type, des milliers de pots peuvent être distribués en France. À l’échelle du Tarn, cela peut représenter des centaines de produits, répartis entre plusieurs magasins. Même si tous les pots ne contiennent pas forcément de fragments d’os, l’incertitude suffit à justifier une vigilance maximale.
Quels risques concrets pour la santé ?
Le danger ne se voit pas à l’œil nu. Un fragment d’os peut être :
- si petit qu’il passe inaperçu dans la texture des rillettes,
- suffisamment dur pour causer une lésion.
Les symptômes possibles après ingestion peuvent varier :
- douleur vive dans la bouche ou sur la langue,
- sensation de « piquant » ou de corps étranger dans la gorge,
- difficulté à avaler,
- douleur dans la poitrine ou le ventre quelques heures après le repas.
Dans les cas les plus graves, un fragment peut entraîner une blessure interne, une infection ou une hémorragie, nécessitant une intervention médicale rapide. Même si ces situations restent rares, elles justifient pleinement la mesure de rappel et la consigne de ne plus consommer les produits concernés.
Que faire si votre pot est concerné par le rappel ?
Les consignes officielles sont claires et doivent être appliquées sans attendre. Si votre pot correspond au code produit et à l’un des numéros de lot mentionnés, plusieurs options s’offrent à vous :
- Ne plus consommer le produit, même si l’odeur, le goût ou l’aspect semblent normaux.
- Mettre le pot à part pour éviter toute confusion avec d’autres aliments.
- Le détruire ou le rapporter en magasin pour obtenir un remboursement.
La procédure de rappel est ouverte jusqu’au 5 avril 2025. Les magasins, notamment les Leclerc du Tarn, sont informés de cette opération et doivent prendre en charge les clients qui rapportent les pots concernés, même sans ticket de caisse dans certains cas, dès lors que le lot est identifiable.
En cas de doute, un service consommateur dédié est joignable au 05 62 28 28 02. Il peut répondre à vos questions, vérifier avec vous les références du produit et vous orienter sur la démarche à suivre.
Vous en avez déjà mangé : devez-vous vous inquiéter ?
Si vous avez consommé ces rillettes récemment et que tout s’est déroulé normalement, sans gêne ni douleur, aucune démarche spécifique n’est imposée. Les autorités ne demandent pas une consultation systématique pour tous les consommateurs, car tous les pots ne sont pas forcément concernés par la présence de fragments d’os.
En revanche, si vous présentez l’un des signes suivants dans les heures ou jours qui suivent la consommation :
- douleur inhabituelle dans la bouche, la gorge ou l’œsophage,
- sensation persistante de corps étranger,
- douleur abdominale marquée, nausées, vomissements ou saignements,
il est vivement recommandé de consulter rapidement un professionnel de santé ou de vous rendre aux urgences. Mentionnez clairement que vous avez consommé des rillettes faisant l’objet d’un rappel pour suspicion de fragments d’os : cette information peut aider à orienter les examens (radiographie, scanner, endoscopie, selon les cas).
Pour les habitants du Tarn, le réflexe à adopter est simple : vérifier les pots encore présents à la maison, isoler ceux qui sont concernés, les rapporter en magasin, et rester attentif à tout symptôme suspect après consommation.
Un rappel qui rappelle l’importance de vérifier ses produits
Cet épisode illustre à quel point un produit du quotidien, acheté machinalement lors des courses, peut se retrouver au cœur d’une alerte sanitaire. Même si les rappels de ce type restent minoritaires par rapport au volume global de produits vendus, ils sont suffisamment sérieux pour justifier une vigilance régulière.
Pour les consommateurs du Tarn, cette affaire est l’occasion de prendre quelques habitudes simples mais utiles :
- jeter un œil aux numéros de lot lorsqu’un rappel est annoncé,
- conserver l’emballage au moins quelques jours après ouverture,
- rester informé des alertes diffusées par les autorités sanitaires.
En attendant, les rillettes de canard concernées par ce rappel doivent être traitées comme un produit potentiellement dangereux. Un geste aussi simple que vérifier une étiquette peut éviter des blessures internes et, dans les cas extrêmes, une hospitalisation. Une bonne raison de perdre quelques secondes devant son frigo… pour gagner en sécurité.



