Voici enfin la suite du terrifiant survival horror Obscure. Il y a deux ans de cela à Leafmore High, un groupe d’adolescent s’était retrouvé piégé dans leur école et pourchassé par des monstres libérés par leur proviseur devenu fou. Certains réussirent à survivre à cette terrible nuit, tandis que d’autres périrent. Aujourd’hui, les survivants ont repris le cours normal de leur vie, et leurs études.
Cependant, tout n’est pas réglé à l’université de Fallcreek, comme en témoigne cette mystérieuse éclosion de fleurs noires partout sur le campus. C’est en réalisant en classe des expériences sur ces végétaux bizarres, qu’une dangereuse substance est révélée, capable de déclencher de surprenants rêves.
C’est alors qu’une poignée d’étudiants découvre le véritable potentiel de ces fleurs noires. Quand les graines finissent par germer, les soi-disant cauchemars se transforment en fait en une horrible réalité…
Caractéristiques Principales :
Un mélange de Teen Movie et de Survival Horror au service d’un jeu d’aventure action palpitant.
Six personnages charismatiques avec des compétences uniques.
Complètement optimisé pour la Wii autant dans ses contrôles que dans ses menus.
Un mode coopératif à deux dans lequel le second personnage peut entrer en action à n’importe quel moment.
Des environnements 3D particulièrement riches et détaillés.
Trouver des indices, résoudre différentes énigmes et mystères.
Un arsenal étendu et une riche palette de monstres hideux.
Une impressionnante bande son servie par le quatuor à cordes de Boston et le chœur des enfants de l’Opéra de Paris.
Après un premier épisode sorti en 2004, les petits français d’Hydravision décident de remettre ça en passant cette fois-ci par la case Wii. Second opus rime-t-il forcément avec qualité ? La sauce, mêlant habilement sang frais et bouts d’intestins, prend-t-elle une fois de plus ? Plutôt oui, mais avançons-nous prudemment jusqu’au bout de ce couloir, bien sombre comme il se doit. L’histoire se déroule deux ans après les événements du premier épisode. Pour faire vite, et simple, des étudiants se sont transformés en monstres à cause d’une certaine race de fleurs noires et du coup, gros carnage en perspective !
Ce nouveau jeu, nous propose ainsi de retrouver les mêmes personnages installés à l’université de Fallcreek, plus ou moins sains mentalement [Ca peut se comprendre !]. Un soir, dans un studio loué au Crous probablement, ce groupe de potes décide de se faire une petite défonce à l’ancienne. Avec une fleur mystérieuse ! Ben tiens. Et du coup, gros trips pas sympas pour un sou, visions hallucinées, monstres hideux, couloirs noirs…l’horreur, on dirait du Roméro avec plus de moyens. Et de là, de péripéties en rebondissements, nos jeunes héros parcourent tout un tas de lieux, hôpital désaffecté, forêt et compagnie, pour tenter d’échapper aux bêtes et survivre.
Univers caricaturale
Le scénario n’est certes pas brillant d’originalité, mais avant de crier au scandale, il faut tout de même préciser que les gars de chez Hydravision empruntent volontairement aux films d’horreur pour jeunes adolescents. Des séries de clins d’œil, des hommages plus ou moins avoués et aussi un brin de moquerie, voilà ce qu’on retrouve dans leur jeu. Les emprunts, eux, se font à différents niveaux, que ce soit pour les codes : monstres qui pètent des murs et débarquent à l’improviste, les univers : dortoirs d’étudiants, ou encore les personnages stéréotypés. Et c’est bien là où le studio excelle. Par une utilisation volontaire de stéréotypes, ils nous pondent un gameplay intelligent…
En effet, tous les personnages sont des caricatures vivantes. Le blond sportif et suédois [Au moins], l’asiatique branché cyberworld, le brun insipide plutôt sportif, la blonde à gros seins qui n’a pas vraiment de qualité mis à part peut-être son physique, etc. En partant de ces caricatures, Hydravision en fait des symboles de compétences bien spécifiques. L’astuce étant de jongler entre l’un et l’autre, puisqu’on dirige toujours un binôme, pour surmonter les embuches. L’un grimpera au mur pour faire tomber une échelle, l’autre hackera un système électronique, j’en passe et des meilleures. Sympathique, plutôt bien foutu tout cela apporte un peu de variété au Survival et surtout une bribe de réflexion qui ne fait de mal dans toute cette mare de sang ! Son essence est son originalité.
Une prise en main sobre
Qui dit Wii, dit Wiimote. Qui dit survival-horror sur Wii dit originalité ? Non ma petite dame, la sobriété est de mise. Evidemment, tout se joue au combo Nunchuk/Wiimote, et cela de la façon la plus simple. On pointe, dirige la caméra en mouvant le point lumineux à l’écran, et pour les combats c’est à peu près pareil. On braque la caméra sur le gros monstre suintant qui vous attaque en traître, on le lock en appuyant sur "A" et on tire avec son arme à feu grâce au bouton "B". Maintenant, je ne dis pas qu’il n’y a pas quelques folies des développeurs vis-à-vis des fonctionnalités de la télécommande, comme l’agiter de façon à manipuler les armes blanches au rang desquelles la batte de baseball ou encore le club de golf, mais encore le petit coup sec pour balancer de la dynamite. Bref, vous l’aurez compris, on joue ici la carte de la prudence, et ce n’est peut-être pas plus mal.
Côté inventaire, on garde le bouton "C" appuyé et on fait défiler le tout avec le joystick du Nunchuk. Du classique je vous dis. Maîtrisant à présent le jeu, votre lutte acharnée pour abattre la source du mal, la fleur des fleurs, ne vous prendra pas trop de temps. Certes le jeu est assez hardcore, en particulier pour son système de sauvegarde - à des endroits précis et sans check-points – ainsi que sa radinerie quand aux medikits, mais cela n’empêche pas le brave gamer que vous êtes, ou gameuse [Pas de discrimination chez moi], de clore ce chaos floral en 7/8 heures maximum. Bien entendu, le jeu en co-opération gonfle un peu la durée de vie mais il faut quand même l’admettre, tout cela est assez faible au final. Pas d’évolution à ce niveau-là par rapport au premier opus. Et par rapport aux jeux de cette génération…
Une réalisation correcte
Visuellement, le jeu n’est pas mal du tout. La modélisation des personnages varie du pas terrible : la blonde aux gros seins qui fait très synthétique, au bon : le personnage principal qui a même des expressions de visages sympathiques. Les effets de lumière sont globalement réussis, les monstres pas mal dans l’ensemble mais certaines textures sont laides et surtout l’animation des personnages fait bien trop penser à un jeu PS2. Niveau musique, le tout est agréable même si beaucoup trop discret. Les quelques passages de pseudo-chants grégoriens valent le détour comme les petites musiques d’ambiance quand on se trouve au beau milieu d’un couloir un poil trop sombre pour moi.
Avant de clore ce test, je me dois d’énoncer les principaux défauts du soft. En premier, une gestion caméra moyenne. Le parti-pris d’allier l’aspect old-school du survival – façon plans fixes à la Resident Evil - et la caméra mobile dans les espaces confinés ne fait pas très bon ménage. C’est gérable, mais quand même il arrive trop souvent que l’on bloque à cause de l’impossibilité à bouger cette dernière et du coup, la lisibilité de l’action en pâtie considérablement. Autre défaut majeur, l'IA de votre coéquipier si vous faites le jeu en solo. Trop souvent, votre partenaire vient ainsi buter sur vous, vous bloquer le passage car comme par hasard il se plante au mauvais endroit, au mauvais moment.
14
/20 : Obscure II est un survival-horror qui s’avère être fort sympathique, voir pas mal du tout sur certains aspects. Son ambiance de teenagers entourés de monstres suintants peut déplaire à certains, mais ce serait passer à côté des clins d’œil et de la dérision qui font le soft. Un survival en binôme c’est rare alors il ne faut pas hésiter, même si quelques défauts peuvent devenir agaçant. La prochaine réalisation du studio Hydravision sur Wii, sera Alone in the Dark…
Gameplay : L’idée du binôme est bien exploitée, on passe avec plaisir d’un personnage à l’autre, d’une compétence à l’autre. Seulement, la caméra parfois capricieuse et la relative idiotie de votre partenaire en mode solo sont quelques tares qui viennent ternir le tableau.
Durée de vie : Environ 7/8 heures, c’est plutôt faible.
Graphismes : Obscures II offre environnements et personnages agréables mais également d’horribles textures et autres détails parfois trop peu fouillés.
Audio : Sympathique mais discrète, les chants grégoriens valent le détour.
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C'est vrai que l'investissement est pas forcément rentable, 60 euros pour 7/8 heures...c'est pas des plus équitables. En occasion, il vaudra bien plus le coup. Mais Alone in the Dark 5 et Obscure II sont quand même très différents. Surtout que Alone a l'air très scripté et perd beaucoup par rapport aux versions next-gen (pas que graphiquement, dans les possibilités d'action aussi).
Mouarf, tout ce que j'ai vu en moins par raport aux autres versions c'est un peu moins de open-spaces à cause de la gestion plus difficile, je pense pas que ça sera rop scripté.
On verra bien le jour-J mais j'ai de gros doutes là-dessus. Je crains un jeu de couloirs en moins beau, évidemment, que sur 360 par exemple. Wait and wait, c'est tout :-)