FJV 2008, toute une transition…
Le Festival du Jeu Vidéo rempilait une fois encore fin septembre pour nous montrer les quelques nouveautés et autres titres à attendre qui font et feront le jeu vidéo. Changement de programme cette année, ou plutôt changement de lieu, puisque le festival parisien décide pour 2008 de migrer vers la porte de Versailles avec ses fameux hangars que les grandes expositions connaissent. Et cette année, on peut le dire, les organisateurs ont mis le paquet. Bon d’accord l’organisation laisse à désirer, pas mal même tant et si bien que j’ai reçu il y a peu un mail d’excuse de l’organisateur de l’événement (faut avouée à demi pardonnée comme on dit), mais ça n’enlève rien au gigantisme de l’événement.
Le même hangar que pour le Micromania Game Show, du monde à n’en plus finir mais de gros problèmes pour gérer les flux même au niveau des journalistes. Bref, je poireaute salement une demi-heure dehors jusqu’à mon entrée glorieuse au temple du jeu vidéo. Prions pour qu’ils améliorent ça l’année prochaine. Cette année ne fut pas marquée seulement par le changement de lieu, fini Montreuil, mais aussi par un agrandissement de la superficie d’exposition et surtout par le nombre, et la qualité, des titres présentés. Beaucoup de softs aguicheurs et attendus tels Gears of War II, Far Cry II et compagnie. Et la Wii ? La Wii n’est pas en reste. Pour vous le montrer, voici quelques impressions recueillis au cours d’une longue session de jeu sur Disaster, Day of Crisis.
John McLane et Jack Bauer réunis !
Disaster, jeu de Monolith Software pour le compte de Nintendo, nous propose de vivre les palpitantes aventures d’un jeune homme, super homme à la Bruce Willis, au cours d’une longue et fastidieuse journée. Un mix entre John McLane et Jack Bauer en somme. Bref, vous incarnez un héros trop japonisant à mon goût mais qui a le mérite de mouiller la chemise comme on dit. Volcanologue, vous vous retrouvez dès le début de votre aventure au cœur, presque, d’une éruption volcanique. Avec votre ami, encore moins charismatique, vous tentez de vous échapper. Votre compagnon tombe et vous allez devoir le secourir. Trouver un lieu non enfumée, sauter de rocher en rocher pour le rejoindre. Quelle vie n’est-ce pas ? A côté 24 Heures c’est du gâteau. L’intérêt de Disaster repose sur le mélange permanent qu’il s’impose et impose au joueur.
En effet, c’est un pot-pourri que Monolith nous prépare. Le jeu étant un enchaînement de courtes séquences de jeu. On retrouvera donc du shoot à la Time Crisis, on ne voit que la réticule et on tire, des Quick Time Event où il faudra agiter le combo de la Wii, des mini-jeux de sauvetage lorgnant sur Trauma Center. Bref, un gros mélange vous dis-je. Ce qui plait, ce qui me plait en fait, dans ce jeu c’est aussi l’univers et l’état d’esprit du soft. Jamais Disaster ne se prend au sérieux, on reste toujours dans la série B assumée, les références cinématographiques adolescentes avec en toile de fond les films catastrophes ou les mélodrames un peu niais. Le scénario est là encore un patchwork de ce que le film d’action populaire et de catastrophe a pu offrir de mieux, et de pire, depuis des années. Un peu comme à la grande époque arcade de Sega on se retrouve au cœur d’une aventure folle, invraisemblable et fun.
Apprenti héros, c’est un fait...
Après une longue attente je commence à jouer. Ma session débute par une séquence en voiture. A chaque nouvelle séquence un petit didactiel s’affiche, mettant le jeu en pause, pour expliquer ce qu’il faut faire. C’est globalement bien foutu même si des animations auraient été moins laborieuses que la lecture de quelques lignes agrémentées d’images. Rien de grave, je vous rassure. Ainsi donc, je dois conduire une voiture pour aller au plus vite jusqu’à un lieu bien précis et en évitant une voiture me pourchassant. Je tiens la Wiimote à l’horizontal, j’accélère avec le bouton "2", freine avec "A", brutalement avec "1". Après il n’est plus question que d’incliner de gauche à droite la Wiimote pour tourner. Séquence sympa, répondant bien, même si ma traversée de l’autoroute et de la ville manquait de voitures et autres décombres. Quelques-uns mais pas assez à mon goût. J’attends l’apocalypse moi.
La séquence terminée, je me suis fais aider du démonstrateur j’ai honte, j’enchaîne avec des déambulations dans la ville en ruine. Là le jeu offre une vue à la troisième personne. On avance dans les décombres, on ne peut pas aller partout le script étant assez prononcé. Heureusement on ne tombe pas, pas totalement du moins, dans le jeu à couloirs. Parfois des événements se passent sous votre nez, en appuyant sur "C" vous pourrez regarder l’événement en question. Un écroulement d’immeuble, un éboulement de terrain et j’en passe. Vraiment très sympa cette idée d’aller de surprises en surprises. J’avance et traverse des coins enfumés. Notre héros peut inhaler les gaz jusqu’à un certain point. Il faudra ensuite, à couvert, appuyer sur "A" pour dégager vos poumons. J’en profite pour parler un peu des compétences. Chaque action réalisée, sauvetage et compagnie, vous apporte des points de compétence…
Super-héros, c’est une compétence !

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Ces derniers, vous permettront alors d’améliorer votre personnage en force, endurance, rapidité et compagnie. Autre élément de customisation, les armes. Plus vous avancez dans le jeu et plus votre râtelier grandira. Un système plutôt bien foutu permettant d’enrichir le soft. Au cours de mon périple dans les décombres me voilà à de nombreuses reprises pris sous le feu de balles fumantes. Une organisation occulte qui a d’ailleurs kidnappé votre belle-sœur je crois vous poursuis et ne cesse de vous canarder. Nouvelle séquence, proche d’un Time Crisis. En appuyant sur "Z" on se met à couvert, on voit notre personnage, ce qui permet de recharger d’un secouement de Wiimote, ensuite on relâche le bouton et on se retrouve à dégommer du vilain en bougeant la réticule. En appuyant sur A il est possible de zoomer pour viser la tête et donc tuer plus rapidement les bougres. Séquences agréables même si celles que j’ai pu essayer manquaient un peu de patate par rapport à un Ghost Squad.
Enfin, dernières séquences de jeu, le sauvetage. Ce dernier peut prendre plusieurs formes. Par exemple, vous apercevez quelqu’un se raccrochant à un bord alors qu’il est au-dessus d’un précipice, vous foncez. Un petit jeu se déclenche où vous devrez saisir la main tendue de l’homme. Il faut jouer du timing et contre la montre aussi. Un temps limité à chaque sauvetage. Autre forme d’héroïsme, le transport de blessé. Un homme à terre, on le saisit puis on le transporte au plus vite vers un lieu sûr, indiqué en vert. D’autres blessés demandent des soins un peu à la Trauma center avec lavage de la plaie et bandage en bonne et due forme. Quelques phases de plateformes enfin viennent s’agrémenter au gameplay, un peu. Et puis, pour ne pas les oublier, il me faut également rementionner les QTE. La plupart du temps il s’agit de secouer rapidement le combo de la Wii pour éviter un éboulement ou je ne sais quelle catastrophe. Il semblerait quand même que ces QTE varient un peu au fil de l’aventure avec des directions à mimer par exemple.
Avis : Attendant ce jeu en ne plaçant pas d’immenses espoirs, je n’ai jamais pensé au hit, je dois dire que j’ai apprécié cette longue session de jeu. Résolument arcade, fun et varié Disaster se présente comme un bon jeu même s’il n’atteint pas l’excellence. On lui reprochera surtout une réalisation faible avec des textures qui font tâche et un brin d’aliasing. Autre reproche, une difficulté qui semble elle aussi faible. Pour ce que j’ai vu pas de passages épiques à la difficulté herculéenne. De toute façon ces impressions là ne pourront s’infirmer ou s’affirmer que le jeu en mains. Alors si vous aimez les jeux arcades, les gros mélanges, et cet aspect oldies qui fait penser au Sega de la grande époque je pense que vous pourrez craquer pour Disaster en octobre. Seulement, ne vous attendez pas à une bombe. Juste un bon jeu bien foutu, en espérant qu’il n’y ait pas trop de redondance.