Retour vers les années du succès…
En 2008 Need For Speed abandonne les courses sur circuit pour en revenir à une architecture ouverte où votre folle épopée se déroulera à Tri-City, un réseau autoroutier de plus de 130 kms où l’on arpentera les zones de highway pour rallier les centres urbains et autres quartiers résidentielles des trois villes que compte Undercover. Cette année, votre job est d’incarner un agent fédéral qui a pour mission d’infiltré un gang international afin de le démanteler. Pour cela, il vous faudra faire preuve d’audace et de ténacité au volant de nombreuses caisses qui par moment devront être achetées grâce à l’argent engrangé sur les nombreux défis, mais parfois également volées dans le but de prouver votre bonne fois et votre allégeance au parrain du coin qui alors, pourra vous avoir à la bonne. Bien sûr, tunning il y a, et là davantage orienté vers l’aspect esthétique que mécanique.
Le mode solo, se découpe alors en missions à thèmes récurrents où il vous est demandé de participer à des courses illicites et d’autres, toujours, mais qui vous feront davantage avancer dans le scénario car attribuées par les seconds rôles. Terminer premier, dans le temps imparti, rester en tête sur une distance imposée, ramener une voiture sans trop de dégâts, défendre un allier d’une attaque en jouant aux auto-tamponneuses, c’est plutôt varié et n’oublions pas les mini-défis qui tombent lors des balades. La police est ainsi particulièrement nerveuse dans cet opus, il sera fréquent de devoir les semer. Hélicoptères, barrages, la mise en scène de ces course-poursuites est vibrante ce qui offre au titre d’Electronic Arts une dynamique globale particulièrement énergique, même si la composition de ce solo apparaît quant à elle un petit peu trop confuse et surtout très loin du GTA des jeux de caisse que l’on pouvait en attendre.
Choisi ton volant, citoyen !
Du côté de la prise en main c’est du traditionnel Wii. On appréciera de pouvoir sélectionner aussi bien la Wiimote seule, le couple Wiimote/Nunchuk, le Pad Classic, le Pad GameCube mais encore le tout nouveau volant Speed Force Wireless de Logitech qui pour le coup, est à ce jour uniquement compatible avec ce Need For Speed Undercover. Jouabilité old school ou free-style c’est donc à vous de voir, les sensations sont bonnes des deux côtés mais pour autant, demanderont une certaine pratique à la Wiimote seule car son optimisation est moyenne. Les sensations liées à la vitesse sont elles très satisfaisantes et sans ralentissement. Les paysages défilent et encore plus lorsque vous avez un peu de nitro dans la boite à outil. En revanche, déception, le visuel n’est pas au rendez-vous. On a parfois l’impression de se retrouver devant un jeu PS2 que l’on aurait maquillé grossièrement à l’aide d’effets qui pour le coup sont bien has-been.
Aliasing dérangeant, bitume au look patinoire, c’est vraiment de mauvais goût et bien indigne d’une Wii. On retrouve par ailleurs les structures branlantes qu’il est possible d’écrouler sur les flics, barrer la route ou juste histoire de marquer toujours plus de points de dégâts. Le trafic lui n’est pas des plus convaincants, un peu aseptisé même si ce n’est peut-être des véhicules banalisés qui viendront se mettre en travers de votre route. En fait, pour dynamiser tout cela les développeurs ont certainement trop misés sur la mise en scène des poursuites policières quite à étouffer l’intérêt du scénario. Sur le papier cela pouvait sembler sympa avec cette ascension liée à votre ranking de "malfaiteur", mais là ou EA appelle son mode solo "Carrière", on se retrouve plus face à un mode histoire dont la narration est maladroite et la mise en scène pas très divertissante.
Une licence qui vieillie mal !
Un point fort, tout de même, de cette mise en scène, c’est la bande son. En plus de la BO qui n’est pas mal du tout, les commentaires in-game sont particulièrement immersifs. Que ce soit les fréquences policières ou votre allier du moment, c’est une réussite qui à elle seule parvient à rehausser de manière significative l’intérêt du jeu. Du côté des véhicules, du tunning, il y a toujours de quoi faire, bien évidemment. Audi, BMW, Chevrolet, Bugati, Ferrari, Ford, Dodge, Honda, Jaguar, Lamborghini, Mazda, Mercedes, Nissan, Opel il y a de quoi trouver là matière à rouler pour atteindre le stade de la domination sur tous défis. La durée de vie de l’histoire, elle, vous tiendra tout au plus une dizaine d’heures, encore que cela dépendra aussi du niveau de difficulté choisi, qui par ailleurs peut-être modifié à n’importe quel moment de votre "carrière".
Le multi-joueurs malheureusement ne vous proposera pas d’extension online. Jouable de deux à quatre joueurs, en revanche plusieurs défis existent et sont bien amusants. Incarner le voleur qui doit récupérer l’argent pour le mener à destination, le policier qui doit l’en empêcher, vous revoici parti dans une séance d’auto-tamponneuses bien conviviale. A côté de ça, on retrouvera bien entendu les défis que l’on a vu dans le mode carrière mais cette fois-ci qui se joueront à plusieurs. Avec sept types d’épreuve, ce contenu multi-joueurs est donc plutôt complet. Au final Need for Speed Undercover n’est pas un mauvais jeu de caisse, c’est juste qu’il apparait très moyen dans sa mise en scène des courses, que techniquement il est dépassé et que finalement, il n’a rien à offrir de mieux. Ceux qui attendaient un solide mode histoire seront déçus, ceux qui en espéraient un où la compétition serait au rendez-vous le seront sans doute également.


12
/20 : On ne sait pas très bien où tente d’aller Electronic Arts avec ce NFS. On sent le jeu un peu perdu entre un mode histoire à la mise en scène hollywoodienne mais qui alors est à classer au rayon des série B, et le jeu de caisse façon GTA mais qui lui propose des courses pas du tout convaincantes pour le genre. Demeure un multi-joueurs sympa où l’on pourra y jouer aux gendarmes et aux voleurs mais pas en ligne. Tout cela accompagné d'un visuel parfois proche de l’ingrat, qui se perd dans des effets en veux-tu en voilà c’est sûr, ça n’aide pas !
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Gameplay : Une prise en main correcte mais pas des plus émotionnelles car tout de même trop rigide. Le monde ouvert on connaissait déjà, de ce point de vue Undercover n’apporte strictement rien, si ce n’est toujours plus de kms.
Durée de vie : Une dizaine d'heures pour le solo, plus bien sûr pour tout acheter car là il y a vraiment de quoi faire. Un multi sympa, pour de jeunes joueurs.
Graphismes : Une version PS2 agrémentée de quelques effets grossiers et mal venus, on est encore très loin du meilleur de ce qu’on a vu par le passé sur GameCube.
Audio : Incontestablement le point fort de ce NFS qui possède une bande son immersive et en français.
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