Sur le marché de la simulation il y a les jeux qui vous demandent de manager des vies, des armées voire des civilisations entières pour étendre jusqu’au plus haut point votre royaume, sa domination sur le monde. Même s’il ne culmine pas tout à fait à cette hauteur, GTA met à disposition du joueur un panel d’actions confortable pour une somme de contraintes justement dosée, afin que le package soit suffisamment "friendly" pour dire d’y prendre du plaisir immédiat, et d’y revenir avec une certaine joie. Plus encore, le concept offre cette grisante sensation que provoque l’argent facile qui pour un temps soustrait celui qui s’y abandonne, aux dures réalités de sociétés de paille. Toutefois, dans GTA : Chinatown Wars, l’argent facile ne se fonde pas sur des marchés fictifs, mais un bien réel et bien concret, celui des dépendances humaines.
Un peu plus de dix ans après le premier volet sur GameBoy Color, suivi en 1999 du second pour un peu plus tard l’annulation de l’opus N64 et pour finir la sortie du titre de 2004 sur GBA, Grand Theft Auto nous revient en 2009 sur portable Big N dans une version des plus abouties, munie d’un gameplay qui exploite de façon constante l’écran tactile, et même par moments le micro. A contrario, si la ville est bien évidemment grande et en 3D, le point de vue lui évolue guère puisqu’on nous en propose un de dessus, avec lequel on pourra quand même un peu jouer mais pas beaucoup, surtout en recentrant la caméra sur notre personnage. D’ailleurs, ce léger manque d’ambition dans la mise en scène se traduit également par des séquences de dialogues fait d’images et non plus de cinématiques doublées à la manière d’un blockbuster qui se paye en plus la classe.
La ville est grande, la vie y est merdique !
Hang Lee est un asiatique de 25 ans dont le père, un baron de la drogue s’est fait assassiné. Après cette tragédie Hang décide de retourner dans sa ville, cette bonne vieille Liberty City, et a pour première mission de rapporter à son oncle Kennyun sabre de grande valeur que son père avait jadis acquit. A peine sorti de l’avion que notre personnage se voit accueillir par des tirs nourris de mafieux qui pensent alors l’avoir liquidé, si bien qu’à ce titre son corp se voit peu après balancer à la flotte. Notre héros n’est pas mort, et c’est à ce moment que le joueur prend les choses en main pour rejoindre la berge à la nage. A partir de là l’épopée peut débuter et vous invite d'ailleurs à vous rendre au restaurant de Kenny, qui lui s’inquiète pour son business et flippe du big boss qui tient la ville, Hsin Jaoming, puisque c’est à lui que devait s’adresser l’objet volé. Hang n’a alors pas trop le choix, il doit retrouver le sabre.
Ainsi, en commençant par prêter la main à son oncle qui nous refile nos premières tâches pécuniaires, nous voici enrôler dans les triades. Les premières quêtes consistent à apprivoiser les bases du gameplay. La conduite apparait rigide et s’opère via la croix, les touches servant à tirer (A), avancer (B), freiner/reculer (Y) sans oublier pénétrer et s’extirper de gré ou de force du véhicule (X). Le système de combat permet aussi bien de combattre à mains nues qu’armées, et de locker un personnage ou un véhicule. Ceci étant dit, très vite on peut commencer le développement de notre propre et principal business, acheter et revendre de la drogue (coke, extasie, beuh…) aux dealers du coin. Cet aspect libertaire vous permettra alors de gagner un max de tune pour acheter de nouvelles planques, des caisses de fou et de manière globale élever progressivement votre statut au sein de la pègre, jusqu’à tenter de devenir à votre tour le King. Mais avant cela un bon paquet de missions vous attendent puisqu’au-delà de Kenny, on taff pour d’autres chefs comme Chan Jaoming le fils du big boss et d'autres, que je vous laisse découvrir par vous même.
Une interface des plus complètes…
Les missions qui appartiennent à la trame scénaristique sont diverses et variées. Voler de précieuses voitures, cramer un magasin, recruter des larbins, buter des personnalités et j’en passe. Des grands classiques, qui ici se réalisent avec la participation de l’écran tactile. Ainsi, de nombreux mini-jeux sont au programme. Voler une caisse se fait à l’aide d’un tournevis en l’insérant puis en décrivant des cercles sur l’écran pour le faire tourner. Dans le même registre, pour les voitures les plus modernes il faut casser le code de sécurité en composant avec le stylet. Au-delà de voler des automobiles qui peut être une action assez redondante puisque si grisante, il vous faudra encore fabriquer des cocktails-Molotov en remplissant les bouteilles pour ensuite enfoncer le chiffon dans le goulot, tatouer les recrus pour marquer leur appartenance à votre gang, bricoler un moteur, monter un fusil à lunette, etc…
Les missions sont ainsi très bien scénarisée. L’écran tactile est mis à rude contribution et d’autant plus que l’interface de jeu est encore très pointue. A cette image, le PDA refoule d’options et d’informations. Réception de mails pour vous signaler les arrivages de drogue à prix cassé, bon-plans à la revente, spam et autres news de l’Ammu-Nation par exemple (revendeur online d’armes). Le GPS lui permet de rejoindre un endroit de Liberty City très rapidement grâce au marquage au sol. Néanmoins on pourra regretter ici qu’il n’y ait pas d’assistance vocale lors des course-poursuites et autres défis où le temps en compté. Bien pratique, du reste il permet de stocker ses principaux contacts comme les Chefs de gang, Dealers, mais encore Planques, Pay’n’ Spray qui réparent et maquillent les caisses, Stations-services ou encore les Petits boulots. A noter aussi qu’on peut soi-même pointer un endroit sur la carte et l’ajouter à nos favoris.
Une tonne de flics, un max de surveillance !
Sur le PDA, on trouve également des infos sur les missions, les nombreuses options qui permettent de paramétrer l’interface de jeu, et puis pas mal de statistiques dont en particulier sur le sujet qui nous intéresse le plus, la drogue. Avec cet accessoire on peut ainsi consulter la carte qui répertorie les différents quartiers et avec, quoi et où se refourgue le mieux et s’achète le plus facilement … utile pour faire de bonnes affaires et contenter un client. Une interface bien conçue et très interactive qui en plus vous permettra de changer d’armes à feu très rapidement. Pour le reste, et bien il faudra faire avec les flics bien entendu qui sont partout et qui ont l’œil sur vous dès le moindre écart douteux. Alors pour éviter qu'ils ne vous piquent votre tune et votre matos, on pourra au début prendre soin de bousiller les caméras de surveillance, payer le péage de la quatre voies, après pourquoi pas les arroser à défaut de ne pouvoir le faire avec la presse et, si le cœur vous en dit, jouer au fou furieux à foutre le feu dans la city.
Le stress des flics se mesure au nombre d’étoiles. Pour que s’arrête une poursuite c’est relativement simple, il faut crasher autant de voitures qu’il y a d’étoiles (6 Max.). La pression peut devenir vibrante avec barrages, hélicos et plus. Notez aussi que dans GTA : Chinatown Wars on peut très bien piloter motos et bateaux en tout genre mais aussi avec un peu de temps des F1 et gros blindés ! Un paquet de véhicules en somme, d’armes aussi bref, de quoi se divertir avec bon nombre de choses et faire un gros carnage en toute impunité. Voici les ingrédients de ce GTA de poche qui bénéficie d’une réalisation manifestement soignée. On y rejoue de temps en temps. Pas forcément pour faire les missions principales mais pour arpenter les rues et y manger un hotdog en souvenir du bon vieux temps, gratter un ticket de jeu, s’amuser avec une nana, participer aux divers défis véhicules qui peuvent se finir à la sortie de l’hôpital. En bref une ville dont la vie bat son plein de jour comme de nuit, sous le soleil ou sous la pluie !
Un multi-joueurs très complet…
Enfin, GTA : Chinatown Wars ne se résume pas qu’à son mode solo, joli multi-joueurs il y a. En local multi-cartouches ou via le Rockstar Games Social Club, on pourra ainsi participer aux défis proposés qui consistent en de l’affrontement et de la coopération. Dans "Course", on peut ainsi se mesurer à un ami sur la vingtaine de circuits proposés ; ici on peut choisir sa caisse, le nombre de tours, et si on pourra détruire le véhicule de l’adversaire. Le mode "Tournoi" c’est de la course aussi mais où on enchaine cinq circuits à travers les quatre coupes proposées. La "Course au butin" vous demandera quant à elle de faucher un fourgon et de le conduire à destination pour empocher le fric ; cinq scénarios sont proposés et, bien sûr, votre concurrent essaiera de faire la même chose que vous ! Deux autres modes avec scénario, c’est "LC Survivor" et "Gang Bang". Le premier consiste à flinguer le nombre de cibles préalablement sélectionnées, le second attaquer ou défendre un territoire.
Le seul mode coop. en fait c’est "Défend la base". Ici il faut donc défendre son Q.G. contre les assauts ennemis, le principe étant de ne pas se faire exploser tous ses véhicules. Un multi bienvenu même s’il parait tout de même assez radin, en ne proposant aucun mode une seule cartouche. Au final ce GTA s’en tire donc plutôt bien. Le panel d’options est riche et varié, l’usage de l’écran tactile intensif. On pourra regretter néanmoins de la part de cette production qu’elle se contente d’une mise en scène un peu trop old school. On est sur DS certes, mais depuis tant d'années la console nous a prouvé qu’elle disposait de ressources en matière d’audio et vidéo, surtout ces derniers temps. Si les musiques de la bande son immergent, on regrette l’absence de cinématiques et certainement aussi celles d’intérieurs autres que les menues planques où l'on collectionne nos trophées. Un bon GTA de poche, qui trouvera à coup sûr une place dans la ludothèque des amateurs d’action sur la portable de Nintendo !
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/20 : Cinq ans après l’opus GBA, GTA nous revient avec un gameplay des plus aboutis ! Mais vous me direz qu’en plus de dix années de développement, c’est bien là le minimum auquel on pouvait s’attendre. Le minimum car on aurait peut-être apprécié plus qu’un effet bande dessiné, ne serait-ce que de véritables voix in-action. Malgré ceci Chinatown Wars nous enchante par son interface pêchue bien que, là encore, on pourra émettre le vœu d’un GPS moderne, pour dire d’anticiper plus facilement les virages étant donné que le pilotage est des plus rigides. Les missions nombreuses et variées misent énormément sur l’écran tactile voire le micro. Nous proposant ainsi de nombreux mini-jeux, c’est bien vu et ça oxygène le tout.
Gameplay : GTA reste GTA. Une ascension criminelle à base de tirs au pigeon, revente de cam, faits de voie publique et si vous le souhaitez sincèrement, d’une bonne couche d'extrême violence gratuite. Cet opus ne s’en tir pas si mal même si dans le fond, il fait un peu has-been [Ou old-school pour être politiquement correct ^_^].
Durée de vie : Énorme bien sûr si vous tombez amoureux de la célèbre et tortueuse Liberty City. Sinon comptez une petite vingtaine d’heures, et plus si vous pensez profiter du multi local ou online.
Graphismes : La ville parait énorme avec ses ruelles, parcs, terrains de sport, quatre voies, bâtiments publics et commerces. Le trafic est dense et l’activité de tout cela est de très très bonne facture, de jour, comme de nuit.
Audio : Des pistes musicales soignées, pour une ambiance citadine des plus convaincantes.
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