Dans le cadre du « Grand rendez-vous de l’épargne », nos experts se réunissent pour répondre à vos questions financières. Aujourd’hui, nous explorons une interrogation posée par Nathalie. Elle souhaite savoir si le plafond fiscal de son enfant à charge peut être utilisé pour réduire ses impôts en allégeant son revenu imposable grâce aux versements effectués sur un Plan d’Épargne Retraite (PER).
Utiliser le plafond fiscal d’un enfant majeur
Pour tirer parti du plafond fiscal d’un enfant à charge, la première chose à considérer est son âge. En effet, si l’enfant est **majeur** et toujours rattaché au foyer fiscal, les parents peuvent effectivement utiliser son plafond fiscal. Cela signifie que même si cet enfant majeur ne perçoit aucun revenu, les parents ont la possibilité d’effectuer des versements sur un PER à son nom.
- En pratique, un supplément de déduction est accessible à hauteur du plafond de l’enfant.
- La déduction minimum qu’un foyer fiscal peut obtenir, sans aucun revenu de l’enfant, s’élève à 4 637 euros par an.
Prenons l’exemple d’un couple dont le fils majeur, rattaché fiscalement, poursuit ses études. Les parents peuvent ainsi renforcer leur stratégie d’épargne en optimisant leur fiscalité annuelle.
Restriction pour les enfants mineurs
Depuis le 1er janvier 2024, un changement significatif a été apporté. Les parents ne peuvent plus déduire les versements effectués sur le PER d’un enfant **mineur**. Cette réforme a mis fin à la possibilité d’ouvrir un PER au nom d’un mineur dans le cadre de cette stratégie fiscale.
Cela signifie que même pour un enfant mineur n’ayant pas de revenu, les parents ne peuvent pas ouvrir un PER à son bénéfice et utiliser son disponible fiscal à des fins de minimisation d’impôts.
Conclusion : Une opportunité limitée
En résumé, les parents peuvent encore profiter du plafond fiscal pour un enfant à charge, mais uniquement si celui-ci est majeur et rattaché à leur foyer fiscal. Pour les enfants mineurs, cette stratégie n’est plus envisageable, obligeant les familles à repenser leurs approches fiscales et d’épargne.
Il reste essentiel de suivre l’évolution des lois fiscales pour continuer à optimiser son patrimoine en restant conforme aux nouvelles régulations.


