Le Livret d’épargne populaire (LEP) vit sans doute ses dernières heures de gloire. Avec une rémunération nette d’impôt de 3,5% depuis février 2025, ce produit d’épargne destiné aux foyers aux revenus modestes pourrait voir son taux d’intérêt chuter de manière significative à partir du 1er août. Cette baisse est directement liée à l’évolution de l’inflation, qui demeure particulièrement faible.
L’impact de l’inflation sur le taux du LEP
L’inflation, telle que relevée par l’Insee, a montré une progression limitée à seulement 0,8% en avril. Cette tendance à la baisse s’inscrit dans une dynamique observée depuis le début de l’année, avec des augmentations de 1,6% en janvier et de 0,7% en février et mars. Il est anticipé que la moyenne semestrielle atteigne environ 0,85%, influençant ainsi le calcul du taux du LEP pour le second semestre.
Une dégringolade du taux à prévoir ?
Face à cette situation, certains se demandent si le rendement du LEP pourrait passer de 3,5% à seulement 0,9%. Cependant, une telle chute est improbable. En effet, le taux du LEP est mécaniquement protégé par celui du Livret A. En vertu de la réglementation, le taux du LEP ne peut être inférieur au taux du Livret A majoré de 0,5 point.
Le rôle protecteur du Livret A
Actuellement, le taux du Livret A ne descendra pas en dessous de 1,7% le 1er août, ce qui fixe le seuil minimal du LEP à 2,2%. Autre facteur de sécurité, le gouverneur de la Banque de France ainsi que le ministre de l’Économie ont la possibilité de modifier le calcul de ce taux pour soutenir l’épargne des ménages modestes, comme cela a été fait par le passé.
Conclusion : une adaptation nécessaire
Les détenteurs du LEP peuvent donc se rassurer. Bien que l’inflation faible influe sur le rendement, des mesures existent pour préserver l’attractivité de cet outil d’épargne. De telles adaptations sont essentielles pour protéger le pouvoir d’achat des plus vulnérables, surtout en période d’incertitude économique.


