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CVAE : votre PME doit-elle payer le second acompte avant le 15 septembre 2026 ?

Bureau de PME avec ordinateur, calculatrice et calendrier pour préparer une échéance fiscale

Le calendrier fiscal de septembre réserve une échéance facile à manquer : le second acompte CVAE 2026 doit être payé au plus tard le 15 septembre. Toutes les PME ne sont cependant pas concernées. Seuil de chiffre d’affaires, montant de CVAE payé en 2025, déclaration récente et mode de règlement : quelques vérifications suffisent pour savoir si un décaissement doit être préparé.

Qui doit réellement verser cet acompte ?

La première vérification porte sur l’assujettissement à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Sont redevables les entreprises qui exercent une activité imposable à la cotisation foncière des entreprises et réalisent plus de 500 000 euros de chiffre d’affaires hors taxes.

Un seuil différent peut prêter à confusion. Une entreprise dont le chiffre d’affaires dépasse 152 500 euros doit déclarer sa valeur ajoutée et ses effectifs salariés. Cette obligation déclarative ne signifie pas, à elle seule, qu’elle doit payer la CVAE. Entre 152 500 euros et 500 000 euros de chiffre d’affaires, la déclaration peut donc être requise alors qu’aucune cotisation n’est due.

Il reste ensuite à regarder le montant de CVAE acquitté au titre de 2025. Les acomptes ne sont dus que si cette cotisation a dépassé 1 500 euros. Une PME située sous ce seuil n’a pas à verser le second acompte de septembre.

La vérification à faire en quelques minutes

Avant de mobiliser de la trésorerie, le dirigeant ou la personne chargée de la fiscalité peut réunir les éléments suivants :

  • le chiffre d’affaires hors taxes de la période de référence ;
  • la situation de l’activité au regard de la CFE ;
  • le montant de CVAE payé au titre de 2025 ;
  • le premier acompte éventuellement réglé en juin 2026 ;
  • la dernière déclaration de résultat déposée et sa date.

La lecture combinée de ces informations permet d’écarter rapidement les entreprises non concernées. Si l’activité est imposable à la CFE, si le chiffre d’affaires dépasse 500 000 euros et si la CVAE 2025 était supérieure à 1 500 euros, l’échéance du 15 septembre doit être traitée.

Cette revue est aussi l’occasion de contrôler les changements intervenus depuis le premier acompte : baisse d’activité, évolution de la valeur ajoutée, clôture des comptes ou dépôt d’une nouvelle déclaration. Le calcul ne doit pas être repris mécaniquement à partir du paiement de juin sans tenir compte des données devenues disponibles.

Quel montant préparer pour le 15 septembre ?

Le second versement représente 50 % de la CVAE due. La notice officielle du formulaire 1329-AC précise toutefois un point opérationnel important : lorsqu’une déclaration de résultat a été déposée entre le premier acompte de juin et celui de septembre, le second acompte doit être ajusté à partir de cette déclaration.

Autrement dit, les informations fiscales les plus récentes doivent être intégrées avant de valider le montant. Cette étape mérite une attention particulière si l’exercice clos fait apparaître une évolution sensible de l’activité ou de la valeur ajoutée. En cas de doute sur la période de référence ou sur les données à retenir, mieux vaut faire valider le calcul par le professionnel qui suit l’entreprise plutôt que de reprendre un montant ancien.

Un paiement à l’initiative de l’entreprise

La CVAE présente une particularité pratique : aucun avis d’imposition n’est envoyé pour déclencher l’acompte. L’entreprise doit prendre elle-même l’initiative du versement. Attendre un courrier ou une notification papier expose donc à laisser passer la date.

Le paiement s’effectue obligatoirement par télérèglement, à l’aide du relevé d’acompte 1329-AC. Il peut être réalisé en mode EFI, directement dans l’espace professionnel du site fiscal, ou transmis en mode EDI par un intermédiaire habilité. Le bon canal dépend de l’organisation retenue par l’entreprise avec son service comptable ou son cabinet.

Quelques jours avant l’échéance, il est prudent de vérifier les habilitations de l’espace professionnel, le compte bancaire associé et la personne responsable de la validation. Un calcul prêt mais un télérèglement non validé ne sécurise pas l’échéance. Un retard peut entraîner une majoration et des intérêts.

Comment protéger la trésorerie sans attendre le dernier jour ?

Dès que l’entreprise est identifiée comme redevable, le montant estimé peut être isolé dans le prévisionnel de trésorerie. Il faut également tenir compte des autres sorties de septembre : salaires, cotisations sociales, TVA, fournisseurs et remboursements d’emprunts. Cette vue d’ensemble évite qu’une échéance connue ne crée une tension évitable sur le compte.

Une organisation simple consiste à fixer une date interne antérieure au 15 septembre pour arrêter le calcul, faire valider les données et transmettre l’ordre de paiement. Le dirigeant garde ainsi une marge pour résoudre un problème d’accès, obtenir une pièce manquante ou corriger une donnée avant l’échéance légale.

La checklist finale avant validation

  • Confirmer que l’activité entre dans le champ de la CFE.
  • Contrôler si le chiffre d’affaires hors taxes dépasse 500 000 euros.
  • Retrouver la CVAE payée au titre de 2025 et vérifier le seuil de 1 500 euros.
  • Intégrer toute déclaration de résultat déposée entre juin et septembre.
  • Préparer le formulaire 1329-AC et le télérèglement EFI ou EDI.
  • Faire valider l’opération avant le 15 septembre 2026.

À retenir pour cette échéance

Le second acompte CVAE 2026 ne concerne donc pas automatiquement toutes les PME qui déclarent leur valeur ajoutée. Trois repères permettent de trancher : l’activité imposable à la CFE, un chiffre d’affaires supérieur à 500 000 euros hors taxes et une CVAE 2025 dépassant 1 500 euros. Si ces conditions sont réunies, le montant doit être actualisé avec les données disponibles, puis téléréglé au plus tard le 15 septembre. Cette méthode donne un cadre pratique ; la situation propre à l’entreprise reste à confirmer à partir de ses déclarations et, si nécessaire, avec son conseil habituel.

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